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Rayhana / auteur

 
 
 

A MON AGE, JE ME CACHE ENCORE POUR FUMER de Rayhana

….. Le texte est franc, lisible, la langue claire …
…Un théâtre profondément ancré dans la parole, qui en oscillant entre humour et gravité dessine avec volonté et détermination une féminité aux multiples facettes.
Caroline Châtelet / Théâtre On Line


Comédienne, Rayhana signe avec " A mon âge, je me cache encore pour fumer " une pièce touchante.
Il faut un sacré cran à Rayhana, belle aux longs cheveux blonds roux pour donner la parole aux femmes de son pays, sans précaution oratoire. Rayhana, comédienne, metteur en scène, a quitté il y quelques années son Algérie natale. Elle a écrit " A mon âge, je me cache encore pour fumer " en français.
… Neuf comédiennes, dont l'auteur, défendent avec sensibilité leurs personnages …
Le mouvement imprimé à la représentation est très bon. Il y a un rythme, un sens des dialogues naturels, savoureux, des confidences audacieuses, une liberté de ton. Tout cela fait de ce spectacle un moment fort et original, très courageux, émouvant et drôle.
Armelle Héliot / Figaro Scope


Pour sa première pièce écrite en français, la jeune actrice et dramaturge algérienne Rayhana a choisi de convoquer neuf destins de femmes oscillant entre rébellion, aspiration et soumission. Neuf forts et beaux portraits qui touchent autant qu'ils font réfléchir. Nous voilà donc transportés au cœur d'Alger dans l'intimité d'un hammam. De l'autre côté de la porte, il y a la fureur et la violence de la ville. Le monde des hommes. En contrepoint, le hammam sert de refuge aux femmes. Et au-delà de la nudité des corps, ce sont surtout leurs âmes qu'elles mettent à nu. Loin des regards moralisateurs, elles dévoilent ici, sans pudeur, leurs peurs, leurs rêves et leurs regrets. Elles discutent politique, religion, sexualité sans tabou. Elles abordent la question des mariages forcés, des brûlures à l'acide, évoquent aussi le port du foulard ou encore un imam assassin… Dans ce huis clos, les mots sont d'autant plus terribles qu'ils renvoient à leur quotidien. Heureusement, Rayhana a su introduire subtilement dans son texte des respirations salvatrices qui font naître les sourires. Les lumières suaves de Franck Michallet s'offrent en parfait écrin pour la mise en scène de Fabian Chappuis. Ce dernier a réalisé un travail pointu, précis et d'une belle finesse. La carte qu'il abat en toute délicatesse est celle d'une judicieuse sobriété. C'est une belle distribution qui a été réunie pour laisser entendre toute la force du texte de Rayhana. Marie Augereau, dans le rôle de la masseuse en chef, est absolument bouleversante. A ses côtés, Linda Chaïb est une petite bulle de fraîcheur bercée par ses rêves d'amour. Il ne faudrait pas oublier de mentionner les belles prestations de Maria Laborit, Rébecca Finet et Catherine Giron, ni celles de Géraldine Azouélos, Taïdir Ouazine, Paula Brunet Sancho et Rayhana. Dans ces rôles de femmes qui éprouvent si durement leur féminité, elles sont toutes excellentes.
Dimitri Denorme / Spectacles Première


La pièce dresse un portrait de l'Algérie contemporaine ; c'est une sorte de réquisitoire et un chant de résistance et d'espoir. Les différentes femmes, aux opinions fort diverses, sont solidaires et trouvent la force de bloquer la bêtise des hommes et de la religion qui, toujours les oppriment.
Face à la tragédie sanglante qui a frappé la terre algérienne, le bel espoir émanant de ces femmes et une magnifique réussite. Unies, ces femmes ressemblent parfois à un groupe sortant du bain, dans les tableaux des peintre classique. En tout cas, elles donnent comme l'auteur, Rayhana (dont c'est la première pièce en français) un beau coup de pied dans la fourmilière, parfois ronronnante, du théâtre.
Parmi des portraits très attachants de femmes, Linda Chaïb (Samia) - une fringale de jouer bouillonnante.
Jean-Claude Rongeras / Culture France 2

 


 

 

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