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Presse

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JEAN-DAMIEN BARBIN
THIERRY BOSC
OLIVIER BRUNHES
CHEIK DOUKOURÉ (réalisateur)
VINCENT GRASS
JACQUES MITSCH (réalisateur)
PIERRE VERNIER



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JEAN-PAUL AUDRAIN

DE PROFUNDIS - Oscar Wilde, un déchirant examen de conscience
Par Armelle Héliot le 22 août 2010

Au Lucernaire, seul en scène et très finement dirigé, Jean-Paul Audrain nous transmet la douloureuse lettre du poète à son jeune ami désinvolte...
Seul, affrontant l'auditoire qui retient d'entrée sa respiration. Seul, vulnérable comme on l'est dans une si grande proximité avec les spectateurs...Seul, comme le fut le malheureux Oscar Wilde jeté en prison à cause de sa liaison avec un jeune homme qui ne méritait pas son attention, un jeune égoïste, un fils de famille léger jusqu'à la désinvolture, un jeune homme lâche et pas très intéressant.
Mais Oscar Wilde l'aima...Le père du jeune étudiant, le Marquis de Queensberry provoqua un scandale et l'écrivain fut condamné à deux ans de travaux forcés.
Dans De profundis, le poète s'adresse au jeune Bosie. Il se livre. Il ne craint pas d'affronter la vérité, toutes les vérités. Ses propres faiblesses, ses tentations. Oscar Wilde n'est jamais dans la plainte. C'est la noblesse d'une pensée et la sincérité d'un amour qui se font entendre. Et l'on est bouleversé. Oscar Wilde est un auteur qui est grave, fin, ultra-sensible. Pas seulement, au théâtre, le brillant auteur de comédies drôles et acides. On se souvient à l'occasion de la pièce qu'avait écrite Robert Badinter et que créa Roland Bertin.
Des musiques discrètes d'Alain Jamet, des lumières heureuses de Vincent Lemoineconstituent tout le "décor" de ce haut moment de théâtre. Une proposition d'une grande probité et d'une belle tenue. Le texte a été adpaté par le metteur en scène, Grégoire Couette-Jourdain. Il s'appuie sur un interprète fin et délicat, nuancé, qui résiste à tout excès émotif mais communique pourtant à qui écoute cette longue lettre, une très profonde émotion. Le travail de Jean-Paul Audrain est est comme une interprétation musicale de grande intelligence, de réserve et d'audace pourtant. On a cité la pièce de Robert Badinter car il y a dans la densité humaine de Jean-Paul Audrain quelque chose qui est en fraternité avec l'art de Roland Bertin. Ce n'est pas diminuer la personnalité et l'originalité d'Audrain que le dire...
Du beau théâtre, d'une rigueur et d'une force qui montrent bien que sans déploiement spectaculaire on peut toucher au coeur même d'un poème dramatique et offrir au public un théâtre rare et intense.


JEAN-DAMIEN BARBIN

«
MURALE »
Le grand poème de Mahmoud Darwich, "Murale", incarné par Jean-Damien Barbin.
LES ÉCRITS DU POÈTE PALESTINIEN Mahmoud Darwich nous éblouissent par leur façon de faire entendre une vérité étale. C'est-à-dire jamais linéaire, limitée à une idée, à un slogan, mais ramassant dans ses mots une pensée riche de plusieurs bonheurs et de diverses sensations. Murale, que beaucoup considèrent comme son texte essentiel et qu'il écrivit en 1998, alors qu'il était entre la vie et la mort, est aujourd'hui transposé à la scène par le Libanais de Paris Wissam Arbache. Pour ce difficile pari, le metteur en scène a conçu lui-même un dispositif circulaire qui permet de faire apparaître un lit d'hôpital ou un espace nu, tandis que la scène s'élargit autour de ce cercle et permet d'autres aires de jeu. Il fait reposer l'heure du spectacle sur Jean-Damien Barbin, mais fait aussi intervenir une comédienne, Hala Omran, qui, en arabe et en français, incarne (avec flamme) un double féminin de Darwich ainsi que la femme aimée, et un saxophoniste, Virgile Lefebvre, qui, lui, serait un autre double, musical, de l'écrivain.
"Je suis le céleste pourchassé ", dit l'acteur proférant les mots d'un poète toujours en devenir, selon son sentiment d'une quête et d'une mutation (" Un jour je serai ce que je veux ") ; le jeu de l'interprète change selon que le verbe porte la lutte contre la mort, le chant amoureux, le combat politique (toujours déguisé, comme dans cette admirable adresse : " Mort, toi seule es l'exilée "). Très grand interprète à la voix entêtante et à la démarche pressée, Barbin franchit un rideau translucide pour entrer peu à peu dans le cercle, dit les poèmes d'une voix qui les caresse, accélère parfois la cadence, saute sur le lit, étreint sa partenaire ou mène avec elle un dialogue franco-arabe où les mêmes textes se répondent dans les deux langues. Au regard des modes qui sont aujourd'hui à l'intériorité extrême, cela peut paraître effrontément théâtral. Mais l'on aime cet envol hors des modes.
GILLES COSTAZ / Politis 1-7/11/2007

« SANG »
de Lars Noren mis en scène par Henri Ronse
L'exceptionnel Jean-Damien Barbin (que les Français ont vu jouer pour Olivier Py et Jacques Lassalle) donne, au personnage une personnalité passionnante.

Tous sont remarquables, avec une mention spéciale pour Jean-Damien Barbin, réellement bouleversant dans la dernière scène. J.-L.K.

Lui est psychanalyste égaré au point d'entretenir une liaison homosexuelle avec l'un de ses anciens patients (le jeune et extraordinaire Jean Damien Barbin).

« POUR UN OUI OU POUR UN NON » de Nathalie Sarraute
mis en scène par Jacques Lassalle
… tandis que Barbin, ici maître du silence, des silences, enregistre, et rétorque - tantôt insistant, attiré; tantôt se rétractant, apeuré. Les allées et venues de ce duo en cheminement composent comme une pavane de la séparation, peut-être bien, même, une séparation " à l'amiable ". Chorégraphiée, jusqu'aux moindres mouvements des mains. Dans une atmosphère presque de cinématographe, aux confins du polar.
L’Humanité – Roger Maria

« LA BETE DANS LA JUNGLE » d'après Henry James - adaptation Marguerite Duras
mis en scène par Eric Vigner
A
.....
All this draws you into the mystery of John Marcher, the man who does nothing but await his grim fate. It thrills him to think he has been marked out so specially; this is the Narcissus angle, and Jean-Damien Barbin plays it splendidly. He stands as if waiting to be painted, and he describes Marcher's dread in tones of rapture, lifting heavenward his arms and the slim cane that he waves like a baton. (That cane is one of Marcher's affectations, but it's also a tool of the blind.) Imagine Hamlet strutting jauntily to his disaster and you'll have an idea of Barbin's effect. ...
Washington Post - Nelson Pressley

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THIERRY BOSC

« TABLEAU D'UNE EXÉCUTION » (H Barker)
mis en scène par Hélène Vincent
...et les comédiens, dans cette aventure, sont à la hauteur des espérances. Ils sont tous excellents même si on retient particulièrement Philippe Crubezy, un cardinal ministre de la Culture savoureux et inquiétant et Thierry Bosc, sans doute le plus impressionnant de multiples talents en Doge.
Michèle Taddei / La Provence

...une hystérie latente dans leur confrontation au désir, à la douleur, à la violence parfois chargée d'ambiguïté comme celle qui habite le Doge (Thierry Bosc, formidable), incarnation d'un pouvoir politique fragile, soutenu par celui de l'opinion que la critique manipule -
Letizia Dannery

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OLIVIER BRUNHES

Olivier Brunhes par Laurent Terzieff
Pour moi, Olivier Brunhes est un des jeunes comédiens que j'estime le plus. Vulnérable, fragile et fort à la fois, ouvert à tout, riche en contradictions. Plein de sollicitude et de gentillesse aussi : toujours inquiet pour lui-même, il sait être rassurant pour les autres. Il ne craint pas de déconstruire et reconstruire sa forte personnalité à partir de chaque personnage qu'il interprète. Cela lui permet de jouer sur un registre très étendu et d'incarner des personnages très différents. Travailler avec lui est un vrai bonheur. Il faut le diriger comme on affronte un pur-sang. Il est de la race royale.


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M.-P.s LE PARISIEN

Olivier Brunhes: "Tous ceux qui découvrent notre travail sont conquis"
Il y a maintenant deux ans que l'acteur fétiche de Laurent Terzieff Olivier Brunhes, a eu cette idée folle de travailler avec des handicapés mentaux d'abord et, à terme, plusieurs types d'exclus. " Que des gens inattendus ", insiste l'homme âgé d'une quarantaine d'années. Il y a un an, l'artiste engagé créait son association. L'Art éclair cherche aujourd'hui des subventions pour poursuivre de façon professionnelle son activité. Depuis juin, l'acteur met, en effet, en scène des handicapés mentaux au rythme d'une à deux séances de travail par semaine. " Tous ceux qui découvrent notre travail sont conquis ", dit en souriant l'homme de scène qui a goûté aux tréteaux à l'âge de 17 ans pour ne plus les quitter. " Je vivais alors dans une cité des Hauts-de-Seine. J'étais livreur. Le théâtre m'a permis de sortir de l'isolement. J'ai envie, aujourd'hui, de transmettre mon expérience " raconte Olivier Brunhes.
Il semble ne jamais s'arrêter, jongle entre ses tournages de films en province, ses pièces de théâtre et sa recherche personnelle autour du travail de clown en Belgique. " Aujourd'hui, j'ai peut-être juste envie de me tourner vers l'enfant qu'il y a en chacun de nous ", conclut-il.

Jean-Pierre Thibaudat / Libération - 11/02/2005
…..Olivier Brunhes va très tôt rencontrer le théâtre, y trouvera son oxygène, un métier, des amitiés. On peut alors zapper jusqu'aux jours chauds de la Coupe du monde de football 1998. Brunhes joue alors au Théâtre de l'Atelier une pièce de Pirandello sous la direction du grand Laurent Terzieff. Il a rencontré ce mythe quatre ans plus tôt, ce fut et reste un beau compagnonnage, mais ses envies sont plus larges. En voyant l'émotion que suscite la Coupe du monde, Olivier Brunhes "rêve d'un théâtre qui serait à la hauteur de cette émotion-là". On le retrouve bientôt au côté de Howard Buten, clown d'exception et, avec lui, il travaille auprès de jeunes autistes. Il assure aussi des formations pour Atelier Quart-Monde…..
…..."Dès le départ, je les ai considérés, dit joliment Olivier Brunhes. Depuis leur naissance, on leur a dit qu'ils n'ont pas eu de chance. Et moi je leur dis : quelle chance que vous soyez là, on va faire du théâtre ensemble. Le théâtre, c'est quoi ? Etre écouté, être regardé." Et c'est ce dont ils sont souvent privés quand ils prennent le bus pour aller au boulot. On se détourne d'eux. Et là, on ne voit qu'eux
..

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CHEIK DOUKOURÉ

« PARIS SELON MOUSSA » réalisé par Cheik Doukouré
Conte édifiant et naïf sur la condition d'étranger.
Moussa est un paysan guinéen, du genre baobab, bien enraciné, intègre, qui dispense sans compter son ombre bienveillante. Un type qui inspire le respect. Aussi, lorsque la motopompe à eau du village crache son dernier soupir, c'est lui qu'on envoie en acheter une neuve, à Paris. Autant dire sur la planète Mars. Ce conte naïf, plein de verve et de sagesse, nous entraîne dans un Paris stupide et ubuesque, où les mesquineries administratives sont le lot quotidien des étrangers.
On y croise cependant quelques êtres secourables, tels Nathalie, chauffeur de taxi au noir, et le travesti brésilien Zanzi, d'une générosité loufoque, qui vont aider Moussa à traverser toute une série d'épreuves. On y fait un bout de chemin édifiant avec les sans-papiers de Saint-Bernard. Et on salive à quelques scènes gastrono-comiques : notamment la recette du boeuf guinéen que Moussa cède pour 1 000 francs au patron du resto chinois où il fait la plonge. Une drôle de cuisine, au didactisme surréaliste.
Isabelle Fajardo / TELERAMA

Moussa, remarquablement interprété par le réalisateur, Cheik Doukouré, croise Nathalie, jeune femme marginale, qui a fait du "chacun pour soi" un principe de vie. Tout l'humour, la sensibilité et la qualité de film tiennent sur le décalage entre les cultures et les situations économiques africaine et occidentale.
Stéphanie Binet / LIBERATION

Un agriculteur guinéen est envoyé par son village à Paris pour acheter une motopompe. Dès son arrivée dans la capitale, il se fait voler argent et papiers et se retrouve dans une série de situations inattendues. Un regard lucide sur le déracinement.
FIGARO

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VINCENT GRASS

« DERNIERE STATION AVANT LE DESERT » mise en scène de Georges Werler

Le Figaro/Armelle Héliot:
" Violent et très bien joué. "
"Vincent Grass, au-delà de la composition à double détente - puisqu'ici, chacun joue un rôle - est d'une parfaite humanité."

Les Trois Coups/Le Monde/Sylvie Bertheuret:
" … la mélancolie, l'attente,la solitude, l'angoisse et l'érotisme en suspension… "
"... l'ambivalence et l'efficacité de jeu de ce couple machiavélique, formidables Florence Muller et Vincent Grass..."

Pariscope/Dimitri Denorme:
" Dernière Station avant le Désert… ou peut-être avant l'enfer ! "
"Florence Muller et Vincent Grass enfilent redoutablement le costume de cet étrange couple. Avec un talent indéniable et une conviction à toute épreuve, ils prêtent chair et sang à leurs personnages."

VisioScène.com/François Varlin:
" Une pièce qui saisit, coupe le souffle et, jusqu'au noir final, tient en haleine. "
"Etonnant Vincent Grass."

Un Fauteuil pour l'Orchestre/Johann G. Louis:
" C'est intense et cela évite toute " pseudo-intelligence ". Nous sommes dans un pur divertissement hollywoodien des années 50. "
"C'est l'histoire d'un couple, brillamment interprété par Vincent Grass et Florence Muller. Ils dominent la pièce par leur jeu si réaliste. Ils en imposent. Ils investissent l'espace."

La Boite à Sorties.com/Amélie Blaustein Niddam:
"On retrouve avec bonheur l'homme-orchestre qu'est Vincent Grass. Il est ici un parfait pervers violent qu'il est plaisant de détester."

Sorties-à-Paris.com/Robert Bonnardot:
"Vincent Grass est là, très trouble."

Kourantdart/Marie-Laure Atinault:
" Dans sa mise en scène, Georges Werler nous plonge dans un univers étouffant, dosant les coups de théâtre avec une science diabolique. "
"Vincent Grass oscille entre l'ours mal léché et le sombre manipulateur."


« STALINE MÉLODIE » (D Pownall) mise en scène de Régis Santon
Jdanov, un être gros et gras, est ivrogne comme son maître, vulgaire, sadique et totalement parano, belle composition dans ce rôle de Vincent Grass.
PARISCOPE – A. Frazier

Vincent Grass donne à Jdanov sa violence et son épaisseur terrienne.
SPECTACLES DU MONDE

Vincent Grass (Jdanov), avec sa grosse moustache de facteur rural et sa nuque de taureau, est son double aggravé. Plus gras, plus obtus, plus grossier. Avec cela, veule, devant les colères incontrôlées de son maître, On le voit célébrer la facture d'une icône : "L'artiste s'est noyé dans son travail. Aucun hurlement personnel !" avant de cracher dessus. Jdanov était-il un abruti ?
Non, hélas ! même s'il est rassurant de le penser.
LE FIGARO / Frédéric Ferney

…nous apparaît sous les traits bonasses d'un gros ivrogne fier d'une vulgarité censée le rapprocher des masses : Vincent Grass. Il saura bientôt glisser d'une cruauté joviale déjà inquiétante à un cynisme beaucoup plus réaliste.
LE CANARD ENCHAÎNÉ

Autour de lui, Régis Santon a su rassembler trois comédiens impressionnants :
Vincent Grass, Jdanov brutal et cynique,
LES ÉCHOS

FESTIVAL DE LILLE
" Le Centre du Monde ", film belge de Vivian Goffette, vaut avant tout pour la justesse de jeu des comédiens Paul Crauchet et Vincent Grass, père et fils en discorde, et fait regretter qu'aucun prix ne soit décerné à la meilleure interprétation. Peut-être pour l'année prochaine...

"Narnia Chapitre 2 - Le Prince Caspian" réalisé par Andrew Adamson
Un Français à l'affiche du prochain "Monde de Narnia".
C'est Vincent Grass, qui incarne le docteur Cornélius dans "Le prince Caspian ", la suite des aventures produites par Disney.
Les acteurs français ont décidément la cote pour tourner dans de grosses productions internationales.
Dans le film, Vincent Grass incarnera en effet le tuteur du prince de Caspian, un homme plein de sagesse qui conseille le jeune homme dans toutes ses actions. Le tournage à Prague a été intensif puisque, pour accentuer la petite taille du personnage, le comédien s'est appliqué à toujours marcher toujours les genoux légèrement pliés, et a dû apprendre à monter à cheval. Enfin, Vincent Grass a assuré le doublage en pas moins de quatre langues (anglais, français, hollandais et flamand).
Match Cinéma - Par Elsa Suru


...Ce professeur Cornelius, qu'il incarne, est le précepteur du prince Caspian, roi de Narnia
Il lui sauve la vie et, lorsque Vincent Grass apparaît à l'écran, on croit tout simplement que Peter Ustinov est ressuscité.
Dernière Heure - 1er juillet 2008

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JACQUES MITSCH
Réalisateur du
"MAMMOUTH POBALSKI"
/ (notamment ...)

Le Mammouth Pobalski, une comédie déjantée, a remporté le prix Attention Talent court métrage 2006 au Festival international de Court Métrage de Clermont-Ferrand 2006.

Un Mammouth primé:
Jacques Mitsch, réalisateur du Mammouth Pobalski, a remporté le prix du public ainsi que le neuvième prix Attention Talent du court métrage décerné par la Fnac lors du festival de Clermont-Ferrand. Cette comédie jubilatoire raconte l'histoire de Pierre-Victor Bouvier, un explorateur français parti en Oubalski (Sibérie orientale) sur les traces d'un mammouth laineux congelé. Ce court métrage de quarante minutes tourné en oubalsk - une langue inventée pour les besoins du film - sera bientôt disponible en DVD dans toutes les Fnac.
FNAC

Le Mammouth Pobalski, du Toulousain Jacques Mitsch, briscard du docu, n'aurait de fait aucun mal à s'inviter à l'heure du plateau-télé. Le public qui lui a attribué son prix (comme en 2003 pour son document sur AZF) en redemandait déjà à Jean-Marc Brisset, coscénariste, quand il le croisait entre deux projections : "Les gens voulaient récupérer notre dictionnaire d'oubalsk ou m'interpellaient directement en oubalsk." Dans ce pays rêvé de Sibérie où débarque un explorateur (coloniov en oubalsk), à la recherche d'un mammouth laineux gelé, on fabrique de l'alcool de poulpich, calmar d'eau douce, et on danse le kasabalsk. "On va faire un long, une autre histoire en Oubalski, promet Mitsch, mais pas le long du court."
LIBERATION

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PIERRE VERNIER

« ADIEU DE GAULLE, ADIEU » réalisé par Laurent Herbiet

Le talent est aussi affaire de point de vue. Pour évoquer Mai-68, célébré l'an dernier par une foule de documentaires déjà oubliés, les auteurs d'"Adieu de Gaulle, adieu" ont choisi de se placer du côté du vieux chef d'Etat. En 1968, le général de Gaulle perd pied. Il ne comprend plus les aspirations du pays. Georges Pompidou, son Premier ministre, plus matois, plus habile, plus jeune aussi, s'impose. Alors, f n mai, de Gaulle plante tout le monde et part à Baden Baden chez Massu, le fidèle. On voit peu la rue dans ce "de Gaulle..." mais beaucoup le vieil homme. Il y a du Roi Lear chez le commandeur désavoué qui refait ses vieux trucs en Roumanie tandis qu'on le conspue en France. Peyrefitte, Fouchet, Pompidou, Foccart sont là, guettant sa chute.
Le téléfilm de Laurent Herbiet est extrêmement réjouissant. Il redonne une couleur inhabituelle à une histoire pourtant déjà vue, et nous plonge, comme si nous y étions, dans la cour des grands. Grossièreté du langage (y compris chez le Général, plus rigoureux à l'écrit), intrigues plus ou moins nobles, rivalités et haines de conseil des ministres : tout est passé au crible d'une plume amusée autant qu'intelligente. Les comédiens sont étonnants. Pierre Vernier, en particulier, longtemps abonné aux rôles de lâche bourgeois ou condamné à être le faire-valoir de son ami Belmondo, y est stupéfiant d'intelligence. Un régal.

Nouvel Obs





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