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Presse

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YAEL ABECASSIS
JEAN-DAMIEN BARBIN
THIERRY BOSC
OLIVIER BRUNHES
CHEIK DOUKOURÉ (réalisateur)
VINCENT GRASS
PATRICK LIGARDES
ERIC MAGNAN (réalisateur)
JACQUES MITSCH (réalisateur)
HUGUES QUESTER

BENOIT VAN DORSLAER

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YAEL ABECASSIS

VA, VIS ET DEVIENS réalisé par Radu Mihaileanu

On sent que Radu Mihaileanu s'est emparé de ce sujet avec un véritable élan du coeur, une envie de dire la souffrance et le courage de tous les enfants qui, comme Schlomo, ont subi les chaos du monde. Le héros de Va, vis et deviens est même presque trop emblématique : victime du déracinement, du racisme, il vit aussi dans une " clandestinité " identitaire. Tout cela est malheureusement réaliste, mais c'est plus que le film ne peut traiter…
Du coup, certains personnages sont sacrifiés, notamment ceux de la famille adoptive, qui n'existe que grâce à la mère et à son interprète, la formidable Yaël Abecassis.
TELERAMA 30/03/2005 - Frédéric Strauss



Yael Abecassis

D'origine marocaine par sa mère, la comédienne israëlienne Yaël Abecassis poursuit d'abord une carrière de mannequin avant de se faire connaître, dans son pays, en devenant une star du petit écran, animant notamment des émissions de télévision pour enfants. Passée au cinéma sous la houlette d'Alexandre Arcady, dans "Pour Sacha" (consacré à la Guerre des Six Jours), elle tourne plusieurs films au pays, dont "Kadosh", de Amos Gitaï, qui la révèle sur le plan international avec le rôle de la douce et réservée Rivka, soumise aux traditions religieuses et à un mari violent. Séfarade, travailliste, militante pour la paix, Yaël Abecassis a également conquis le cœur d'Israël avec une image de pasionaria populaire, au point qu'une façade d'un immeuble de Jérusalem lui est entièrement consacrée. Bilingue en français, la jeune femme trouve aujourd'hui, avec Bella Ciao, son premier vrai grand rôle en France, celui d'une Italienne émigrée à Marseille, dans les années 30. France, terre d'accueil également pour Yaël Abecassis, qui compte à présent y passer la moitié de sa vie professionnelle.
Propos recueillis par CINE LIVE

Yael Abecassis, la fervente
Yael ou l'ardeur !

Elle fut formidablement poignante dans "Kadosh", le chef d'oeuvre d'Amos Gitai qui l'a révélée au monde entier. On la retrouve tout simplement superbe dans le film de Stéphane Giusti, "Bella Ciao"
par CHRISTIAN GONZALEZ / FIGARO MADAME (extrait)

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JEAN-DAMIEN BARBIN

«
MURALE »
Le grand poème de Mahmoud Darwich, "Murale", incarné par Jean-Damien Barbin.
LES ÉCRITS DU POÈTE PALESTINIEN Mahmoud Darwich nous éblouissent par leur façon de faire entendre une vérité étale. C'est-à-dire jamais linéaire, limitée à une idée, à un slogan, mais ramassant dans ses mots une pensée riche de plusieurs bonheurs et de diverses sensations. Murale, que beaucoup considèrent comme son texte essentiel et qu'il écrivit en 1998, alors qu'il était entre la vie et la mort, est aujourd'hui transposé à la scène par le Libanais de Paris Wissam Arbache. Pour ce difficile pari, le metteur en scène a conçu lui-même un dispositif circulaire qui permet de faire apparaître un lit d'hôpital ou un espace nu, tandis que la scène s'élargit autour de ce cercle et permet d'autres aires de jeu. Il fait reposer l'heure du spectacle sur Jean-Damien Barbin, mais fait aussi intervenir une comédienne, Hala Omran, qui, en arabe et en français, incarne (avec flamme) un double féminin de Darwich ainsi que la femme aimée, et un saxophoniste, Virgile Lefebvre, qui, lui, serait un autre double, musical, de l'écrivain.
"Je suis le céleste pourchassé ", dit l'acteur proférant les mots d'un poète toujours en devenir, selon son sentiment d'une quête et d'une mutation (" Un jour je serai ce que je veux ") ; le jeu de l'interprète change selon que le verbe porte la lutte contre la mort, le chant amoureux, le combat politique (toujours déguisé, comme dans cette admirable adresse : " Mort, toi seule es l'exilée "). Très grand interprète à la voix entêtante et à la démarche pressée, Barbin franchit un rideau translucide pour entrer peu à peu dans le cercle, dit les poèmes d'une voix qui les caresse, accélère parfois la cadence, saute sur le lit, étreint sa partenaire ou mène avec elle un dialogue franco-arabe où les mêmes textes se répondent dans les deux langues. Au regard des modes qui sont aujourd'hui à l'intériorité extrême, cela peut paraître effrontément théâtral. Mais l'on aime cet envol hors des modes.
GILLES COSTAZ / Politis 1-7/11/2007

« SANG »
de Lars Noren mis en scène par Henri Ronse
L'exceptionnel Jean-Damien Barbin (que les Français ont vu jouer pour Olivier Py et Jacques Lassalle) donne, au personnage une personnalité passionnante.

Tous sont remarquables, avec une mention spéciale pour Jean-Damien Barbin, réellement bouleversant dans la dernière scène. J.-L.K.

Lui est psychanalyste égaré au point d'entretenir une liaison homosexuelle avec l'un de ses anciens patients (le jeune et extraordinaire Jean Damien Barbin).

« POUR UN OUI OU POUR UN NON » de Nathalie Sarraute
mis en scène par Jacques Lassalle
… tandis que Barbin, ici maître du silence, des silences, enregistre, et rétorque - tantôt insistant, attiré; tantôt se rétractant, apeuré. Les allées et venues de ce duo en cheminement composent comme une pavane de la séparation, peut-être bien, même, une séparation " à l'amiable ". Chorégraphiée, jusqu'aux moindres mouvements des mains. Dans une atmosphère presque de cinématographe, aux confins du polar.
L’Humanité – Roger Maria

« LA BETE DANS LA JUNGLE » d'après Henry James - adaptation Marguerite Duras
mis en scène par Eric Vigner
A
.....
All this draws you into the mystery of John Marcher, the man who does nothing but await his grim fate. It thrills him to think he has been marked out so specially; this is the Narcissus angle, and Jean-Damien Barbin plays it splendidly. He stands as if waiting to be painted, and he describes Marcher's dread in tones of rapture, lifting heavenward his arms and the slim cane that he waves like a baton. (That cane is one of Marcher's affectations, but it's also a tool of the blind.) Imagine Hamlet strutting jauntily to his disaster and you'll have an idea of Barbin's effect. ...
Washington Post - Nelson Pressley

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THIERRY BOSC

« TABLEAU D'UNE EXÉCUTION » (H Barker)
mis en scène par Hélène Vincent
...et les comédiens, dans cette aventure, sont à la hauteur des espérances. Ils sont tous excellents même si on retient particulièrement Philippe Crubezy, un cardinal ministre de la Culture savoureux et inquiétant et Thierry Bosc, sans doute le plus impressionnant de multiples talents en Doge.
Michèle Taddei / La Provence

...une hystérie latente dans leur confrontation au désir, à la douleur, à la violence parfois chargée d'ambiguïté comme celle qui habite le Doge (Thierry Bosc, formidable), incarnation d'un pouvoir politique fragile, soutenu par celui de l'opinion que la critique manipule -
Letizia Dannery

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OLIVIER BRUNHES

Olivier Brunhes par Laurent Terzieff
Pour moi, Olivier Brunhes est un des jeunes comédiens que j'estime le plus. Vulnérable, fragile et fort à la fois, ouvert à tout, riche en contradictions. Plein de sollicitude et de gentillesse aussi : toujours inquiet pour lui-même, il sait être rassurant pour les autres. Il ne craint pas de déconstruire et reconstruire sa forte personnalité à partir de chaque personnage qu'il interprète. Cela lui permet de jouer sur un registre très étendu et d'incarner des personnages très différents. Travailler avec lui est un vrai bonheur. Il faut le diriger comme on affronte un pur-sang. Il est de la race royale.


_________________

M.-P.s LE PARISIEN

Olivier Brunhes: "Tous ceux qui découvrent notre travail sont conquis"
Il y a maintenant deux ans que l'acteur fétiche de Laurent Terzieff Olivier Brunhes, a eu cette idée folle de travailler avec des handicapés mentaux d'abord et, à terme, plusieurs types d'exclus. " Que des gens inattendus ", insiste l'homme âgé d'une quarantaine d'années. Il y a un an, l'artiste engagé créait son association. L'Art éclair cherche aujourd'hui des subventions pour poursuivre de façon professionnelle son activité. Depuis juin, l'acteur met, en effet, en scène des handicapés mentaux au rythme d'une à deux séances de travail par semaine. " Tous ceux qui découvrent notre travail sont conquis ", dit en souriant l'homme de scène qui a goûté aux tréteaux à l'âge de 17 ans pour ne plus les quitter. " Je vivais alors dans une cité des Hauts-de-Seine. J'étais livreur. Le théâtre m'a permis de sortir de l'isolement. J'ai envie, aujourd'hui, de transmettre mon expérience " raconte Olivier Brunhes.
Il semble ne jamais s'arrêter, jongle entre ses tournages de films en province, ses pièces de théâtre et sa recherche personnelle autour du travail de clown en Belgique. " Aujourd'hui, j'ai peut-être juste envie de me tourner vers l'enfant qu'il y a en chacun de nous ", conclut-il.


photos Georges Lambert

Jean-Pierre Thibaudat / Libération - 11/02/2005
…..Olivier Brunhes va très tôt rencontrer le théâtre, y trouvera son oxygène, un métier, des amitiés. On peut alors zapper jusqu'aux jours chauds de la Coupe du monde de football 1998. Brunhes joue alors au Théâtre de l'Atelier une pièce de Pirandello sous la direction du grand Laurent Terzieff. Il a rencontré ce mythe quatre ans plus tôt, ce fut et reste un beau compagnonnage, mais ses envies sont plus larges. En voyant l'émotion que suscite la Coupe du monde, Olivier Brunhes "rêve d'un théâtre qui serait à la hauteur de cette émotion-là". On le retrouve bientôt au côté de Howard Buten, clown d'exception et, avec lui, il travaille auprès de jeunes autistes. Il assure aussi des formations pour Atelier Quart-Monde…..
…..."Dès le départ, je les ai considérés, dit joliment Olivier Brunhes. Depuis leur naissance, on leur a dit qu'ils n'ont pas eu de chance. Et moi je leur dis : quelle chance que vous soyez là, on va faire du théâtre ensemble. Le théâtre, c'est quoi ? Etre écouté, être regardé." Et c'est ce dont ils sont souvent privés quand ils prennent le bus pour aller au boulot. On se détourne d'eux. Et là, on ne voit qu'eux
..

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CHEIK DOUKOURÉ

« PARIS SELON MOUSSA » réalisé par Cheik Doukouré
Conte édifiant et naïf sur la condition d'étranger.
Moussa est un paysan guinéen, du genre baobab, bien enraciné, intègre, qui dispense sans compter son ombre bienveillante. Un type qui inspire le respect. Aussi, lorsque la motopompe à eau du village crache son dernier soupir, c'est lui qu'on envoie en acheter une neuve, à Paris. Autant dire sur la planète Mars. Ce conte naïf, plein de verve et de sagesse, nous entraîne dans un Paris stupide et ubuesque, où les mesquineries administratives sont le lot quotidien des étrangers.
On y croise cependant quelques êtres secourables, tels Nathalie, chauffeur de taxi au noir, et le travesti brésilien Zanzi, d'une générosité loufoque, qui vont aider Moussa à traverser toute une série d'épreuves. On y fait un bout de chemin édifiant avec les sans-papiers de Saint-Bernard. Et on salive à quelques scènes gastrono-comiques : notamment la recette du boeuf guinéen que Moussa cède pour 1 000 francs au patron du resto chinois où il fait la plonge. Une drôle de cuisine, au didactisme surréaliste.
Isabelle Fajardo / TELERAMA

Moussa, remarquablement interprété par le réalisateur, Cheik Doukouré, croise Nathalie, jeune femme marginale, qui a fait du "chacun pour soi" un principe de vie. Tout l'humour, la sensibilité et la qualité de film tiennent sur le décalage entre les cultures et les situations économiques africaine et occidentale.
Stéphanie Binet / LIBERATION

Un agriculteur guinéen est envoyé par son village à Paris pour acheter une motopompe. Dès son arrivée dans la capitale, il se fait voler argent et papiers et se retrouve dans une série de situations inattendues. Un regard lucide sur le déracinement.
FIGARO

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VINCENT GRASS

« STALINE MÉLODIE » (D Pownall) mise en scène de Régis Santon
Jdanov, un être gros et gras, est ivrogne comme son maître, vulgaire, sadique et totalement parano, belle composition dans ce rôle de Vincent Grass.
PARISCOPE – A. Frazier

Vincent Grass donne à Jdanov sa violence et son épaisseur terrienne.
SPECTACLES DU MONDE

Vincent Grass (Jdanov), avec sa grosse moustache de facteur rural et sa nuque de taureau, est son double aggravé. Plus gras, plus obtus, plus grossier. Avec cela, veule, devant les colères incontrôlées de son maître, On le voit célébrer la facture d'une icône : "L'artiste s'est noyé dans son travail. Aucun hurlement personnel !" avant de cracher dessus. Jdanov était-il un abruti ?
Non, hélas ! même s'il est rassurant de le penser.
LE FIGARO / Frédéric Ferney

…nous apparaît sous les traits bonasses d'un gros ivrogne fier d'une vulgarité censée le rapprocher des masses : Vincent Grass. Il saura bientôt glisser d'une cruauté joviale déjà inquiétante à un cynisme beaucoup plus réaliste.
LE CANARD ENCHAÎNÉ

Autour de lui, Régis Santon a su rassembler trois comédiens impressionnants :
Vincent Grass, Jdanov brutal et cynique,
LES ÉCHOS

Cette rencontre nocturne entre Staline, son adjoint à la culture (le vrai petit cabot et capo de son maître joué avec brio par Vincent Grass) ..
COURRIER DE PICARDIE

Festival de Lille 2001
" Le Centre du Monde ", film belge de Vivian Goffette, vaut avant tout pour la justesse de jeu des comédiens Paul Crauchet et Vincent Grass, père et fils en discorde, et fait regretter qu'aucun prix ne soit décerné à la meilleure interprétation. Peut-être pour l'année prochaine...

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PATRICK LIGARDES

"FRONTIERES" de Xavier Gens
...une mention spéciale tout de même à Patrick Ligardes, acteur méconnu mais ô combien talentueux,je vous laisse le plaisir de le découvrir.
Cinéma Fantastique

Une mention spéciale au grand acteur de théâtre qu'est Jean-Pierre Jorris en père fasciste absolument terrifiant
et à Patrick Ligardes (qui joue le fils aîné et préféré),proprement hallucinant dans l'incarnation d'une folie toute contenue.
Christophe JAKUBOWICZ (Horreur.com)

Le reste de la famille, et donc du casting, "recomposée" au grè de divers enlèvements vaut également le detour :
un frère policier amateur de la manière forte (Patrick LIGARDES, impressionnant)
Yann LEBECQUE (L'Ecran Fantastique)


«
ARTURO UI » (B Brecht) mis en scène par E Chicaud
Avec un sommet inévitable toutefois, celui du personnage principal, Arturo Ui, que joue Patrick Ligardes D'un bout à l'autre de "la résistible ascension ", dans tous les registres que lui offre la pièce, Patrick Ligardes est époustouflant : drôlerie, faconde, colère, facilité vulgaire, hypocrisie... un véritable festival ; auquel s'ajoute la performance physique qu'impose la longueur du spectacle.
Bertrand PHILIPPE

« NOCES DE PAILLE » (Ph et D Réache) mis en scène par E Chicaud
Animés avec enthousiasme par une troupe imposante. Ils sont une trentaine sur le plateau mais je veux signaler, cependant, quelques personnalités affirmées. Celle de Patrick Ligardes, impressionnant comte-duc d'Olivarès.
L'AVANT SCENE

« ANDRÉ LE MAGNIFIQUE »
Sans prétention mais menée de main de maître, cette comédie est signée par sept acteurs, auteurs, metteurs en scène à la virtuosité alerte. Cinq sont sur le plateau : Isabelle Candelier, Loïc Houdré, Patrick Ligardes, Jean-Luc Porraz et Michel Vuillermoz ... De rires en gags, de délires en choses vues, un véritable feu d'artifice où la folie le dispute à l'amour du théâtre et du public.
LA CROIX


« ORIGINE CONTROLÉE » réalisé par Zakia et Ahmed Bouchaala
… regrettant que la mise en scène plutôt tenue et le talent des comédiens (Patrick Ligardes, surtout) n'aient pas davantage trouvé matière à s'exprimer.
J.M. - TELERAMA.

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ERIC MAGNAN
Réalisateur des vues aériennes des
"CHEVALIERS DU CIEL
" de G Pirès


Le défi relevé, Eric Magnan, le cadreur des Chevaliers du ciel, fait appel à une nouvelle technologie qui intéresse déjà les majors américaines du cinéma. Opérateur de Skydance, tourné en partie en Imax dans le massif du Mont-Blanc, et d'un court-métrage sur la Patrouille de France, Magnan s'est retrouvé cette fois harnaché sur le siège éjectable d'un Mirage 2000 biplace pendant plus de deux cents heures. Pour tourner Les Chevaliers du ciel, pas question de porter la caméra 35 mm à bout de bras dans l'étroit cockpit. Avec les accélérations fulgurantes de l'avion de chasse, il risquait de voir s'encastrer le viseur dans son visage...
Un réservoir a été spécialement transformé pour embarquer, au lieu de 2 000 litres de carburant, quatre caméras orientées vers l'avant, les côtés et l'arrière. Alain Arpino, ingénieur au centre d'essais en vol de Dassault Aviation, a réalisé ce pod hors norme percé de fenêtres. L'ensemble, autonome, peut être installé sous n'importe quel avion au standard Otan. Il se fixe sous l'aile gauche ou droite en fonction du tournage. Dans le cockpit, un écran de contrôle permet à Eric Magnan de piloter sa batterie de caméras et de choisir les diaphragmes."C'est très physique, se souvient-il. J'ai bien supporté les accélérations, sauf à Djibouti par 50 °C." ...
Thierry Vigoureux / LE FIGARO

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JACQUES MITSCH
Réalisateur du
"MAMMOUTH POBALSKI"
/ (notamment ...)

Le Mammouth Pobalski, une comédie déjantée, a remporté le prix Attention Talent court métrage 2006 au Festival international de Court Métrage de Clermont-Ferrand 2006.

Un Mammouth primé:
Jacques Mitsch, réalisateur du Mammouth Pobalski, a remporté le prix du public ainsi que le neuvième prix Attention Talent du court métrage décerné par la Fnac lors du festival de Clermont-Ferrand. Cette comédie jubilatoire raconte l'histoire de Pierre-Victor Bouvier, un explorateur français parti en Oubalski (Sibérie orientale) sur les traces d'un mammouth laineux congelé. Ce court métrage de quarante minutes tourné en oubalsk - une langue inventée pour les besoins du film - sera bientôt disponible en DVD dans toutes les Fnac.
FNAC

Le Mammouth Pobalski, du Toulousain Jacques Mitsch, briscard du docu, n'aurait de fait aucun mal à s'inviter à l'heure du plateau-télé. Le public qui lui a attribué son prix (comme en 2003 pour son document sur AZF) en redemandait déjà à Jean-Marc Brisset, coscénariste, quand il le croisait entre deux projections : "Les gens voulaient récupérer notre dictionnaire d'oubalsk ou m'interpellaient directement en oubalsk." Dans ce pays rêvé de Sibérie où débarque un explorateur (coloniov en oubalsk), à la recherche d'un mammouth laineux gelé, on fabrique de l'alcool de poulpich, calmar d'eau douce, et on danse le kasabalsk. "On va faire un long, une autre histoire en Oubalski, promet Mitsch, mais pas le long du court."
LIBERATION

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HUGUES QUESTER

LE MONDE
Hugues Quester, dans l'infini du jeu
Le comédien interprète "Six personnages en quête d'auteur", de Pirandello, au Théâtre de la Ville. Avant une tournée à la démesure de son engagement dans l'art dramatique.
Sur les murs fatigués du salon Sarah-Bernhardt au Théâtre de la Ville, il a pointé les souvenirs d'un premier passage, lorsqu'il jouait La Mouette, en 1975, mise en scène par Pintilié. Il s'est assis dans un coin sous les affiches de la Divine, replié sur lui-même, la tête penchée entre les poings. A la seconde, sa voix a occupé l'espace, sans rien forcer. La voix d'Hugues Quester est une singularité. Son inquiétante douceur alterne fil de soie et fil d'acier, en une texture insaisissable. Elle sait envelopper, voluptueusement, ou fouetter au sang. A chaque instant, ses intonations ouvrent deux ou trois perspectives qui ne sont pas seulement celles des personnages. Une polyphonie d'angoisses enfantines et de fureurs d'homme, de désarrois profonds et de certitudes invincibles, qui projette toute action de l'avant par pulsations régulières, dans un élan contrarié, mais irrésistible.
Encore sous le feutre et le pardessus élimé du premier des Six personnages en quête d'auteur, Hugues Quester paraît se ressembler. Peut-être parce que la quête d'un "auteur" n'est pas étrangère à sa vie, avec celle du personnage, et que le metteur en scène et la troupe représentent autant de mains tendues pour les approcher, les réunir - ou les repousser. Peut-être parce que les acteurs, comme la famille de Pirandello, ne s'exposent jamais autant à la vérité de leur travail qu'au cours des tournées, lorsqu'ils déboulent, valise en main, sur une scène nouvelle. La mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota a déjà été présentée une cinquantaine de fois depuis sa création (Le Monde du 25 octobre 2001) et, après dix jours à Paris, doit repartir pour quatre mois et demi dans une vingtaine de villes. Une course avec la fatigue, qui donne la mesure du rôle. Lorsque le texte est aussi imposant, que le cœur cogne, les jambes s'épuisent à gagner la chaise où reprendre sa respiration et repartir. "Un grand rôle, c'est cet ensemble corps, âme, cœur, texte."
Travail et Fatigue, sont deux compagnes inséparables d'Hugues Quester. Il se réjouit d'avoir su affronter l'écriture "épuisante, psychiquement" de Jon Fosse dans Visites, qu'il vient de présenter aux Bouffes du Nord. Depuis l'enfance, assure-t-il, son énergie lui a permis d'être à la hauteur des situations difficiles. En 1999, il saura reprendre le rôle de Shylock, à la volée, des mains de Philippe Clévenot. "Dans ces moments-là, j'ai l'impression d'être sur un ring. Tous les sens sont en alerte. Aux premières, je deviens presque plus rapide que les autres, tant la tension est intense. Ça se paie ensuite de grandes fatigues physiques et mentales. Les trous viennent, on n'est plus dans les temps, la lenteur s'insinue, au risque de l'erreur." Une implication aussi exigeante ne connaît qu'une patrie : le théâtre. Ne parlons pas de cinéma. De 26 films - dont le dangereux succès de Je t'aime moi non plus, de Gainsbourg - il veut retenir les parenthèses heureuses chez Ruiz, Tanner, Rohmer, Monteiro, en ce qu'elles donnent plus de joie à revenir au pays de scène.
DÉBUTS AVEC CHÉREAU
Il aborde le territoire en 1965, à Malakoff. Une invitation à un cours de théâtre, un prof qui lui tient la main. "Quelque chose m'était révélé tout à coup. Je suis resté longtemps sans rien apprendre, j'étais trop impressionné pour aller sur scène. La déclamation ne m'intéressait pas, seuls les gens malhabiles me troublaient. Parce ce qu'il se passait quelque chose." Mousse à quinze ans, il a toujours travaillé. Debout à 5 heures pour prendre son poste à la RATP (il répare les contacteurs des rames) et répéter le soir à Malakoff. Passe Roger Blin : "Tu as quelque chose, tu sais, viens me voir." Le metteur en scène de Fin de partie le fait entrer dans le cercle par Que ferez-vous en novembre, de René Ehni, et le présente à Patrice Chéreau qui cherche des petits rôles pour Richard II. Plus tard, c'est une audition à Chaillot, chez Georges Wilson, et ce cri dans l'ombre : "C'est lui, Georges !" Une autre grande voix, celle de Maria Casarès, l'a élu et appelé auprès d'elle.
Patrice Chéreau l'engage pour Toller et La Dispute au théâtre (avec Alain Liebolt, son partenaire de Six personnages), La Chair de l'orchidée au cinéma. "Je me sentais aimé par lui, libre sur la scène, en même temps guidé. Il fait corps avec le comédien, il se pose les mêmes problèmes que lui. Il n'y a pas un clivage entre un metteur en scène qui saurait tout et un acteur qui ne saurait rien. Pas à pas, le personnage se construit sans qu'on s'en aperçoive." Hugues Quester s'agace de la mode qui voudrait laisser auteur et acteur face à face. Il revendique toute l'intelligence du metteur en scène, sa conception de l'œuvre. Il rappelle l'importance de Claude Régy et son retentissant Sauvés, d'Edward Bond ; Lavelli, Lagarce ou Jacques Lassalle : "Il m'a appris la finesse du jeu, la subtilité du texte, sans enseigner de manière délibérée." Emmanuel Demarcy-Mota, chez qui il a retrouvé François Regnault - avec lequel il travaillait sur Toller -, l'a séduit par sa vision de l'inconscient chez Pirandello, son attention au moindre rôle, sa capacité à créer un climat de troupe.
Qu'est-ce que l'art du comédien ? Hugues Quester invoque Strehler, qui l'a mis en scène dans L'Illusion, de Corneille, en 1985. "Une de ses phrases ne me quitte jamais. Il la tenait, je crois, de Brecht : "L'art du jeu, c'est l'engagement du comédien dans le total détachement." Quand on arrive à cet état de dédoublement, on s'engage tellement dans le rôle qu'on l'expose presque, on en a un contrôle absolu. Quand je me sens léger, je me vois jouer, je sais exactement, à l'oreille, si la représentation est dans le rythme. J'ai la sensation des choses. Peut-être est-ce pour ça que mon métier est d'interpréter. Je ne me suis pas trompé de vocation. Comédien, je le suis de plus en plus. Au début, je jouais avec ce qui m'était donné de violence, de présence. Très vite, j'en ai senti les limites. La scène endurcit, mais il faut rester sensible, ne pas penser qu'on sait jouer, rester exigeant. L'art dramatique est infini et j'ai décidé d'aller loin. S'il est un metteur en scène avec lequel j'aimerais continuer, c'est Klaus-Michael Grüber. Parce que je sais que je peux apprendre de ce monstre, et parce que l'outil est prêt."
Jean-Louis Perrier
Six personnages en quête d'auteur, au Théâtre de la Ville
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"Hugues Quester, ce comédien qui a joué au théâtre, à la télévision, au cinéma, sous la direction des plus grands (Chéreau, Lassalle, Strehler, Régy, Lavelli, Planchon, Pintilié, Sobel, Braunschweig, Tanner, Ruiz, Demy, Gainsbourg, Rohmer, Kieslowski, Monteiro ...) qui a tout pratiqué, les marges, l'avant-garde, le classique, les premiers films de talent, Shakespeare comme Sarraute, Hoffmansthal comme Euripide, cet acteur non moins physique que cérébral reste étrange, insaisissable, comme à la frontière de plusieurs mondes
Mais c'est le théâtre qui nourrit son art, qui lui donne sa force, celle d'un travailleur acharné voué aux grands auteurs, classiques ou modernes. Celle aussi d'un amoureux, d'un athlète, voire d'un ascète du texte, capable de s'enfermer des jours pour se pénétrer des plus complexes monologues, des dialogues les plus subtils. "
Pascal Bonitzer

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BENOIT VAN DORSLAER

« LE ROI LUNE » de Thierry Debroux mis en scène par Frédéric Dussenne
Jusqu'au 17 nov., 21h30 (mer., jeu., ven., sam., mar.), Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris
Louis II est le souverain de la nuit. Celle-ci est à l'image de sa nuit intérieure. Le dramaturge belge Thierry Debroux met en lumière sa fascination pour Louis XIV et Marie-Antoinette, sa passion pour Wagner, qu'il sortit de la misère et de l'anonymat, et rappelle qu'il vécut son homosexualité comme
un défi nocturne. Ce monarque enfermé dans ses songes en compagnie d'un mignon organise lui-même son procès en exigeant de l'un de ses ministres qu'il sait être l'un de ses ennemis les plus mortels d'assumer le rôle de l'avocat de la défense. Le reproche le plus virulent qui, dit-il, peut lui être adressé est de s'être éloigné des affaires de sa Bavière, honnie, pour se créer son propre royaume. La pièce soudain - et c'est magnifique - change de ton. Le roi vit sous la garde d'un infirmier et de son docteur, qui a les traits du ministre si méprisé. Les comédiens sont de haute tenue, en particulier Benoît Van Dorslaer l'inquiétant courtisan, chantre d'un temps où le cynisme seul régneront.

TELERAMA / Sortir


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